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Prendre soins des pieds de ses ovins

24/08/2026

--> Les boiteries sont fréquentes en élevage ovin. Elles provoquent des douleurs et peuvent entraîner une diminution des déplacements et de l’ingestion, une baisse des performances ainsi qu’une dégradation du bien-être animal.

Une surveillance régulière permet de détecter rapidement les animaux boiteux, de limiter l’aggravation des lésions et de réduire la transmission des maladies contagieuses. Une boiterie n’est toutefois pas forcément due au piétin : le diagnostic est important avant de choisir un traitement.

1) Principales atteintes du pied :

  • Piétin : boiterie, inflammation entre les onglons, odeur caractéristique, décollement de la corne et animaux pouvant pâturer sur les genoux.

  • Dermatite interdigitée (« fourchet ») : rougeur et inflammation humide entre les doigts, avec parfois de la boiterie.

  • Panaris : gonflement, chaleur, douleur et boiterie importante.

  • Surcroissance ou déformation de l’onglon : onglon long ou déformé entraînant un appui anormal.

  • Fourbure : corne striée horizontalement et croissance anormale.

  • D’autres causes sont possibles, notamment les traumatismes, l’arthrite ou certaines maladies générales.

2) Que faire en cas de problème ?

Pour les atteintes bactériennes comme le piétin et la dermatite interdigitée, le pédiluve doit être correctement utilisé : les pieds doivent être nettoyés avant le traitement et la concentration ainsi que le temps de contact du produit doivent être respectés.

Le parage peut permettre de retirer les parties nécrosées. Le matériel doit être nettoyé entre les animaux et les parties d’onglon contaminées correctement éliminées.

En cas de panaris, la prise en charge dépend de l’état de l’abcès. Pour une blessure ouverte liée à un traumatisme, il faut désinfecter et surveiller l’évolution. En cas de complication, il est recommandé de demander conseil au vétérinaire.

3) Prévention :

La prévention repose notamment sur :

  • un parage régulier ;

  • l’examen périodique des onglons ;

  • une litière régulièrement renouvelée ;

  • une bonne gestion des effluents ;

  • l’utilisation de pédiluves préventifs dans les élevages à risque, selon les recommandations vétérinaires ;

  • la prévention des troubles alimentaires pouvant provoquer une fourbure ;

  • la quarantaine et l’inspection des animaux introduits ;

  • la vaccination lorsqu’un vaccin est disponible ;

  • la limitation de l’accès aux zones boueuses.

4) À retenir :

Observer → Diagnostiquer → Isoler les animaux atteints → Traiter rapidement → Maintenir les pieds propres et secs → Parer si nécessaire → Désinfecter le matériel → Réformer les animaux récidivistes.

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